Essais Routier Dodge Durango 2010-2011 Usagé à Vendre
SONOMA, Californie, Du VUS fonctionnel dérivé du Dakota des années 90 à l'imitation disgracieuse du Ram de la deuxième génération, le Dodge Durango renaît en 2011 en tant qu'utilitaire de luxe équilibré et racé, doté d'un habitacle étonnamment bien ficelé.
Construit sur la plateforme GL de Mercedes, le nouveau Durango est le fruit d'une collaboration avec Daimler. Brouillant la perception que les constructeurs nord-américains ont toujours une longueur de retard sur contreparties européennes, le président-directeur général de Dodge,Ralph Gilles, n'a pas tardé à faire remarquer que Chrysler a créé et vendu certaines des technologies en question à Daimler.
L'architecture monocoque ultra rigide du Durango a été imaginée pour l'amateur de conduite, mais on a tout de même mis l'accent sur la consommation raisonnable.
« Nous voulons dissiper l'image diabolisée (des performances et de la puissance) tout en évoquant toujours un côté viscéral », explique Gilles.
La carrosserie du Durango s'inspire du Charger, relevant une calandre en croix distinctive, un capot sculpté et des phares fortement définis. La nouvelle silhouette est 14 % plus aérodynamique que celle de son prédécesseur, améliorant ainsi la consommation.
On offre deux groupes motopropulseurs : Le V6 Pentastar économique de 3,6 litres et 290 ch de série ainsi que l'optionnel HEMI de 5,7 litres et 360 ch muni du système Multi-Displacement (MDS) réduisant la consommation. Les deux profitent de la distribution à commande variable, tandis que le V8 HEMI permet une capacité de remorquage de 3 357 kg, et le V6 de 2 812 kg.
Une transmission intégrale et sept sièges sont inclus de série. Le Durango propose plus de 45 nouveaux dispositifs de sécurité, dont des appuie-têtes avant actifs (qui s'abaissent en un clin d'oeil) améliorant la visibilité, un système de réaction aux collisions revu, le contrôle de la stabilité, la surveillance des angles morts, un régulateur de vitesse adaptatif, etc.
Les modèles Crew et Citadel ont hérité d'un système de rails de toit destiné à l'amateur de plein air.
Mais c'est l'habitacle qui nous réserve la plus grande surprise : il est digne d'un utilitaire de luxe haut de gamme. Les habitacles de Chrysler se sont refait toute une beauté et ne sont plus inondés de plastiques bon marché kitsch. Créé par l'équipe responsable de l'intérieur applaudi du nouveau JeepGrand Cherokee, l'habitacle du Durango est un modèle de matériaux de prestige bien fabriqués. Les sièges sont drapés d'un riche cuir Nappa, repris sur le gros volant charnu de notre modèle R/T d'essai. Le tableau de bord et les panneaux de portière sont ornés de doux matériaux, et les interstices serrés augmentent l'impression de silence feutré. Des bouches d'air au pourtour chromé sont bien encastrées sur le tableau de bord.
L'habitacle propose 2 393 litres d'espace de chargement, assuré par un siège de passager avant et une banquette arrière asymétrique rabattable et chauffants.
Escaladant les sentiers tortueux des montagnes du Sonoma, nous étions impressionnés par le châssis rigide et fermement suspendu de notre R/T d'essai, profitant d'un calibrage unique, de pneus de 20 pouces à haut rendement et d'un niveau abaissé de 20 mm. Il n'y avait pratiquement aucun roulis, et le Durango semblait bien planté et agile sur les routes sinueuses.
La crémaillère est montée d'une pièce au berceau-moteur, et bien que légère, la direction est précise et communicative.
Bref, le Durango offre une expérience de conduite, une tenue de route et une qualité comparables aux utilitaires européens qui exigent des dizaines de milliers de dollars de plus.
Se déclinant en quatre versions, Express, Crew, R/T et la Citadel haut de gamme, le Durango débarquera chez les concessionnaires canadiens à la fin novembre.
Par Lesley Wimbush www.auto123.com
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