Essais Routier Chevrolet Cobalt 2005-2010 Usagé à Vendre
Le géant se réveille
Depuis
l'arrivée de Bob Lutz pour superviser les produits, il y a sept ans, le
constructeur américain General Motors revitalise en profondeur sa gamme
de véhicules comme il ne l'avait jamais fait auparavant.
Toutefois,
avec autant de marques et de modèles au sein de son écurie, il est
impossible d'accorder la même attention à tous. Ayant bientôt renouvelé
et rajeuni complètement son catalogue, Saturn semble être la division
dont tout le monde parle à l'heure actuelle. Mais qu'en est-il de Chevrolet ?
Reposant sur la même plate-forme compacte que l'agonisante Saturn Ion, la Chevrolet Cobalt a marqué un énorme progrès en termes de qualité et d'exécution lors de sa mise en marché en 2005.
En fait, Chevrolet a même prétendu que la voiture était supérieure à la précédente génération de la Volkswagen Jetta (encore vendue au Canada sous le nom Jetta City) et qu'elle méritait le qualificatif «haut de gamme».
Or, l'Allemand a répliqué en lançant une toute nouvelle Jetta plus
luxueuse. Question de rendre le marché des voitures compactes encore
plus intéressant, Saturn remplacera cet automne la Ion par un clone de
l'Opel Astra, un modèle qui a déjà surpassé les ventes de la Golf de Volkswagen en Europe.
Une compacte haut de gamme, vraiment? Revenons à la Cobalt 2007. L'une de ses principales forces est certainement son prix abordable. La version de base LS débute à 14 930$; la sportive SS, à 21 600$; et la «luxueuse» LTZ, à 22 950$.
J'ai testé la version intermédiaire LT, qui se vend à partir de 17 385$ et qui offre un bon équipement de série: climatiseur, lecteur CD/MP3
avec prise audio auxiliaire, vitres, serrures et miroirs électriques,
régulateur de vitesse ainsi que banquette arrière divisée 60/40.
Avec
une boîte automatique à quatre rapports (au lieu de la manuelle à cinq
rapports), des jantes en alliage, un aileron arrière et un nouveau
démarreur à distance, mon modèle d'essai valait précisément 20 475$.
Pour
qu'un produit soit «haut de gamme», il faut que sa qualité soit
supérieure à la normale, surtout à prix équivalent. À cet égard,
l'habitacle silencieux et la conduite toute en douceur de la Cobalt LT livrent la marchandise.
Même
si elle se promène sans l'appui d'une suspension arrière indépendante,
la voiture offre une conduite assez détendue et confortable sur
l'autoroute. Son tempérament calme, sa tenue de route linéaire et sa
direction légère contribuent à créer une expérience de conduite plutôt
agréable.
Je souligne cependant que la souplesse de la
suspension entraîne beaucoup de roulis de caisse en virage. En outre, la
transition entre sous-virage et survirage s'effectue sans prévenir:
quand on commence à tourner énergiquement le volant, la direction est
trop légère et «artificielle» pour réagir instantanément.
Au moins, la voiture est rapide
Excepté la version SS, alimentée par un moteur de 2,4 litres qui libère 173 chevaux, toutes les Cobalt
renferment un moteur de 2,2 litres développant 148 chevaux. Avec la
boîte automatique, l'accélération de 0 à 100 km/h prend moins de 10
secondes. J'ai surtout apprécié le fait que le couple du moteur soit
disponible à bas régime, ce qui donne l'impression que la Cobalt est plus explosive.
À
l'intérieur, la voiture que j'ai essayée était plutôt neutre de par son
jeu de couleurs et son aménagement. Nonobstant l'instrumentation claire
et l'interface centrale incluant la radio et le climatiseur,
l'habitacle de la Cobalt manque de personnalité et de distinction.
La
position de conduite est correcte, mais les sièges avant et arrière
sont résolument plats et peu enveloppants -- le support pour les cuisses
est limité. Ceux qui prennent place sur la banquette trouveront que le
dégagement pour les jambes est juste et que le confort est déficient,
surtout les personnes de grande taille.
Rapport qualité/prix
La plupart des critiques que je viens de formuler s'adressent également à la version supérieure LTZ, ce qui signifie qu'en termes de compactes «haut de gamme», la Cobalt perd du terrain au profit des Jetta , Civic et Mazda3 .
Il faut plutôt considérer la petite Chevrolet comme une solution économique pour se déplacer. Son rapport qualité/prix est très bon en version LT, rendant cette dernière plus alléchante aux yeux des acheteurs.
La Cobalt est une bonne voiture pour le train-train quotidien.
Évidemment,
elle n'a pas le cachet d'une nouvelle Jetta (24 475$ pour un équipement
comparable), mais elle fait moins souffrir le portefeuille.
Avec
le prix de l'essence qui continue de monter, les consommateurs
réalisent plus que jamais l'importance de sauver de l'argent en optant
pour de plus petits véhicules. C'est pourquoi Chevrolet a vu ses ventes d'avril 2007 être 33 % plus élevées que celles du même mois en 2006.
Par John LeBlanc (www.auto123.com )
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